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Aurélia

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Retour d’expérience

Après la théorie, place à la pratique !

Certifiée des Mooc La Direction d’acteurs et L’Espace scénique, Aurélia a assisté aux répétitions de la nouvelle création de Marie-José Malis « The end of Reality » au Théâtre de la Commune à AUbervilliers

Charles-Dullin : Est-ce que le fait d’avoir assisté aux répétitions de «  The End of Reality  », mis en scène par Marie-José Malis, vous sert pour votre pratique de metteur en scène  ?

Aurélia : Cela m’a permis d’observer une certaine méthode de travail, une certaine approche du travail avec les acteurs, différente de celle que j’avais d’ores et déjà pu appréhender chez d’autres metteurs en scène – et en tant que metteur en scène. C’était une expérience très instructive et enrichissante. Force est  de constater que, parfois, c’est en observant que l’on apprend le plus.

ACD : Vous avez suivi le Mooc l’Espace et La Direction d’acteur. Est-ce que le fait de voir un metteur en scène au travail vous a permis d’enrichir ce que vous avez appris dans le Mooc ? Si oui en quoi  ? Et dans quelle mesure cela ajoute à votre regard de metteur en scène  ?

Aurélia : Cela m’a permis de retrouver et me remémorer certains aspects des MOOCS étudiés l’an dernier, puis de comparer les axes de travail et de méthodologie décrits par ces MOOC avec la «  pratique  ». Ainsi, j’ai pu voir comment la metteur en scène réagissait en rencontrant certaines difficultés lors du travail de recherche avec les acteurs. J’ai pu observer et participer à la quête de sens et d’interrogations quant au texte – qui est traduit et monté pour la première fois en France et cela n’est pas anodin  ! J’ai également pu vérifier l’évolution des repères de jeu, les changements de partis pris, au fil des répétitions et des raccords, pour chacun des acteurs, dans son parcours et dans l’ensemble pour le spectacle.

ACD  : Est-ce que vous envisagez de reproduire ces expériences d’insertion dans la pratique et le réseau de la mise en scène  ?

Aurélia : Oui, dès que j’en aurai l’opportunité, à travers mon réseau d’amateurs ou de professionnels. La comparaison permet vraiment d’apprendre.

ACD : Comment en êtes-vous venus à la mise en scène  ? et pourquoi avez-vous choisi tel ou tel Mooc de l’Académie  ?

Aurélia : J’ai commencé ma pratique du théâtre au lycée, il y a 17 ans. À l’époque j’aimais déjà particulièrement les problématiques d’espace et de scénographie. J’aimais faire des croquis, imaginer des dispositifs, voir en quoi cela pouvait servir le sens d’un texte. Pour ces raisons, j’ai choisi de commencer par le MOOC «  Espace  ».

Par la suite, et comme j’avais repris la pratique du théâtre en amateur il y a deux ans, le MOOC de direction d’acteurs m’a permis d’approfondir la méthodologie d’approche et de travail avec les acteurs, en complétant mes connaissances empiriques.

En outre, je vais au théâtre une à deux fois par semaine et j’aime analyser les propositions scéniques et de direction de jeu. Cela me permet de mettre en pratique et d’exercer un certain esprit critique.

ACD : Qu’avez-vous pu observer de la manière de travailler de Marie-José Malis (Direction d’acteur, utilisation de l’espace, travail du texte…).

Aurélia : Elle essaie de dépouiller les acteurs pour laisser la place au texte. Elle est très démonstratrice et directive dans son intention, ce qui peut déstabiliser parfois car on se demande si une place est laissée à l’acteur et à sa propre technique de jeu. Elle donne une direction, puis peut démontrer verbalement ce qu’elle souhaite obtenir et parfois venir au plateau, à la place de l’acteur, pour démontrer physiquement. C’est une approche très différente de celles que j’ai pu observer jusqu’ici chez d’autres metteurs en scènes, comme Éric Lacascade et Arnaud Churin, par exemple. Ces derniers laissent plus de place à l’exploration de différentes pistes de travail.

Le texte n’était pas évident à appréhender. De nombreuses questions de sens se sont posées. Les acteurs étaient parfois un peu perdus. Mais la metteur en scène jouait de patience et les faisait reprendre jusqu’à ce qu’ils «  lâchent  » leurs habitudes et se concentrent sur ce qui était amené par le texte.

ACD : En ayant assisté à des répétitions de «  The End of Reality  », qu’avez-vous observé lors de la représentation  ?

Aurélia : Lors de la représentation, j’ai pu remarquer qu’il y avait de nombreux passages que je n’avais jamais vus pendant les nombreuses répétitions. J’ai eu la démonstration une fois de plus que le texte était vraiment ambitieux et dense – et que, à titre personnel, j’aurais sans doute effectué certaines coupes.

Les lumières et la musique ont également été intéressantes à observer, au fil des répétitions et lors de la représentation.

 J’ai enfin pu constater que le travail des acteurs avait vraiment évolué au fil des répétitions, qu’il allait sans doute continuer à évoluer.

The end of Reality – Théâtre de la Commune à Aubervilliers
du 6 au 22 février 2019, une création avec l’école des Actes