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Assistez aux derniers raccords avant la première du spectacle Trust Shakespeare Alléluia (création) de Dieudonné Niangouna au Théâtre des 13 vents CDN Montpellier.

Le metteur en scène Dieudonné Niangouna a été interviewé pour notre Mooc Le Spectateur et la scène : https://academiecharlesdullin.fr/mooc/le-spectateur-et-la-scene/

Les étudiants certifiés de l’Académie Charles-Dullin seront présents le mercredi 22 avril vers 14h (jour de la première) pour assister aux derniers raccords, suivi de la représentation de la pièce.

La représentation de Trust Shakespeare Alléluia aura lieu le même jour à 19h.

Pour s’inscrire

plus d’infos https://www.13vents.fr/trust-shakespeare-alleluia/

Inscrivez-vous auprès de Clara Pecot clara.pecot(@)ecolecharlesdullin.fr

Le spectacle

Sur scène, on devrait voir un « long poème roulé dans du bleu avec quelques éclaircies de musique fouettée au ralenti ». Une communauté de jeunes acteurs s’y invente un théâtre et une vie, à partir des grands rôles shakespeariens. La fiction brûle le documentaire, qui a brûlé la réalité. Et sur le seuil, un titre en forme d’énigme. Trust : « invention de la confiance oblige », dit l’auteur. Shakespeare : « nous n’empruntons aucunement des extraits de ses pièces, c’est un coup d’État que nous pensons accomplir, un coup d’État avec Shakespeare ». Alléluia  : « Il me faut un cri qui lève le jour ».

Demandez-moi si je vis.
Si je ne vis pas,
Je vous dirais : je ne sais pas.
Je marche en fermant les poings
Pour ne pas tomber.
Je marche la tête courbée
Pour ne pas me laisser écraser par l’orgueil des choses.
Quand on n’est pas mûr,
Il ne faut pas regarder la cruauté en face.
Quand tu vois passer la beauté,
Baisse ta tête, c’est la guerre
Qui n’est plus loin.
Je marche pour m’empêcher de penser
Je marche en pensant pour m’empêcher
De hurler à la vitesse de la terreur autour de moi.
Je ne préfère ni la mort, ni la vie
Je vous parle de moi
Du bruit autour de moi,
De ce désordre qu’on appelle vie
Que j’entends tous les jours.
Je marche.
Je fais la vie à ma peine.
Je ne sais pas où vont les chemins.
Moi j’invente ceux qui acceptent le bruit de mes pas.
Et je ne sais plus ce que c’est que les autres.
Qui va vers la vie ?
Je ne sais qui en sort.
Un mort est un vrai vivant dur à tuer.
Un vivant est un mort de pacotille.
Je fais en me toquant sur la poitrine :
« Qui vit là ? »