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Valérie

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4 Mooc suivis, et ce n’est pas fini.

LA DIRECTION D’ACTEUR – CERTIFIÉE !
L’ESPACE SCÉNIQUE – CERTIFIÉE !
METTRE EN SCÈNE EST UN MÉTIER – CERTIFIÉE !
LIRE LE THÉÂTRE – CERTIFIÉE !

Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel et artistique.

Côté cour  : il fallait bien manger… après avoir enchaîné pleins de petits boulots, j’ai décroché un poste d’assistante à la direction financière de la Banque de Développement du Conseil de l’Europe, à Paris, que j’occupe depuis le 1er janvier 1990 à ce jour.

Côté jardin  : il se trouve que mes parents jouaient déjà tous les deux dans la Compagnie La Rieuse, une des plus vieille compagnie de Théâtre Amateur de France puisque nous jouons au moins un spectacle par an depuis 1894 officieusement et 1905 officiellement. C’est tout naturellement que j’ai fait mes premiers pas enfant comme comédienne dans la compagnie. Cette famille théâtrale est donc la mienne depuis 1962.

Comment en êtes-vous arrivé à la Mise en scène  ?

Après avoir quitté le nid familial (La Rieuse) pendant 7 ans (de réflexion  !), j’y reviens en 89 avec des idées de liberté… En effet je me suis vite rendu compte que le costume de comédienne me bridait un peu, et je me trouvais très angoissée lors des représentations pour tout et pour tout le monde  ! La solution m’est donc apparue comme une évidence passer de l’autre côté du miroir comme Alice  !
Depuis 1998 je suis devenue metteuse en scène. Classique/Contemporain/Opérettes – par choix ou sur commande (rien ne m’arrête  !)

Pouvez-vous nous parler de votre expérience des Mooc

J’ai beaucoup apprécié que la théorie soit intimement liée aux Lab. En effet, lorsque l’on n’a pas suivi de cours depuis longtemps la remise en selle n’est pas évidente et le fait d’avoir un lab en application avec ce que l’on vient de voir permet de mieux fixer les acquis.

En ce qui concerne les difficultés rencontrées (organisation, assiduité, anticipation, les Labs…) je pense qu’elles naissent sur nos faiblesses, on ne peut en effet tout maîtriser, en ce qui me concerne la scénographie et la technique propre au spectacle est ce qui m’handicapait le plus. Et bien sûr le plaisir n’en ai que décuplé lorsque l’on se rend compte que la montagne n’est pas si difficile à gravir.

L’expérience du partage avec les comédiens a été un vrai plaisir pour eux comme pour moi car nous étions une vraie équipe et avancions ensemble vers l’objectif à atteindre. C’est grâce eux que j’ai pu mener à bien tous ces MOOC. C’est donc ensemble que nous avons fêté ma réussite qui est aussi la leur.

Quelles sont pour vous les qualités essentielles d’un metteur en scène ?

Travailleurs, diplomate, ouvert d’esprit.
Dans la mesure où nous devons emmener un projet vers l’objectif de la représentation, il faut comme pour un navire, être un bon capitaine pour que tout le monde se mobilise ensemble vers le même but, une vraie aventure humaine. Il faut également savoir ne pas être autiste à ses équipes (comédiens et technique).

Quel metteur en scène êtes-vous  ? Pouvez-vous nous décrire vos méthodes de travail en tant que Metteur en scène.

Un grand nombre de critères peuvent entrer dans mon choix de projet. Bien sûr dans la mesure où pour l’instant je suis metteur en scène en compagnie avec La Rieuse depuis 1998 j’ai constitué autour de mes différents projets une équipe technique qui déchire  ! ! !

Dans un premier temps tout dépend de la salle dont je vais disposer. La Salle Jean Renoir (jauge 300 places – grand plateau – coulisses loges) ou Scène Mermoz jauge petite centaine, pas de coulisse et une loge. Une fois la salle choisie vient le projet.
Mais cela peut également marcher dans l’autre sens un projet que l’on sent plus pour une salle que l’autre.

Après la rencontre d’un auteur, ou d’un texte. En réalité il n’y a aucun critère de précis. Si je prends deux exemples récents  : Jacques et son maître, hommage à Denis Diderot – de Milan Kundera c’est l’autre metteur en scène de la Compagnie qui m’a conseillé de le lire. Et à la lecture j’ai tout de suite eu les images. Ça aussi c’est un critère, si je n’ai aucune vision je referme le livre (même si ce n’est qu’à la première scène).

Pour le projet que je travaille sur la base de Pelléas et Mélisande c’est vous l’Académie qui m’avait fait découvrir Maeterlinck. La distribution reste aussi très flexible, car même si l’on part avec un premier cast il arrive que par circonstance on doive revoir sa copie (maladie, travail, incompatibilité avec les autres…).

Pour le travail avec les comédiens je pars toujours avec des idées très précises de ce que je veux mais reste totalement ouverte à toutes les propositions qu’eux-mêmes peuvent faire ou les difficultés qu’ils peuvent rencontrer.
On s’adapte et il m’est arrivée à l’issue de la générale ou même à l’issue de la première représentation de rentrer chez moi et de pondre une nouvelle mise en scène sur quelques passages et de leur envoyer dans la nuit pour pouvoir le mettre en place le lendemain avant la représentation… tous me connaissent et me suivent.

Quant à mes techniciens ils ont toujours carte blanche car il me lise mieux que moi-même et savent vers où aller pour mettre en lumière ou en décor mes projets.

Quelles sont pour vous les qualités essentielles d’un metteur en scène ?

Travailleurs, diplomate, ouvert d’esprit. Dans la mesure où nous devons emmener un projet vers l’objectif de la représentation, il faut comme pour un navire, être un bon capitaine pour que tout le monde se mobilise ensemble vers le même but, une vraie aventure humaine. Il faut également savoir ne pas être autiste à ses équipes (comédiens et technique)

Aujourd’hui comment pourriez-vous décrire l’apport de nos Mooc dans votre pratique  ?

Je dirais qu’avant les MOOC, la Compagnie me trouvait «  très secouée du bocal  », et aujourd’hui grâce à vous les dernières barrières sont tombées et l’horizon s’est soudain allumé de milles lumières de possible… à l’heure où je remplie ce questionnaire mon futur projet ne se concrétisera que parce que j’ai suivi les MOOC

Avez-vous une préférence pour l’un des Mooc suivi, et pourquoi  ?

Oui le MOOC  L’Espace scénique, c’est incontestablement celui que j’ai préféré de loin. C’est celui qui a tout déclenché, il m’a prouvé que le chemin que je voulais prendre était le bon.

Pour résumé, comment décrirez-vous globalement votre expérience de formation ?

Votre offre de formation a été exactement ce qu’il me fallait pour valider ce que je faisais depuis 1998 intuitivement, pour ouvrir ma fenêtre sur un nouvel avenir rempli de projets extraordinaires au sens propre du terme. Points négatifs  ? Essentiellement pour mes proches qui envisageait une vie plus calme dans les années à venir…